Archives expositions personnelles France

Archives expositions personnelles (K-L)

AnthropOcéan amène le spectateur à s’interroger sur son implication au sein d’un environnement que nous ne cessons de moduler à mesure de nos aspirations. Le projet est un véritable accès à une base de données consacrées à la question du changement climatique, aux liens entre Océan, Climat et Société. Il prend la forme d’un dispositif de visualisation graphique composé d’objets numériques qu’il connecte et cartographie, le tout projeté sur un mur du Centre d’Art. Les spectateurs y découvrent les propositions visuelles de l’artiste, des textes, des liens vers des publications engagées et de la documentation. Immergé dans cette représentation dynamique du paysage, le spectateur y intègre ses propres réactions. À travers ce protocole d’implication, l’oeuvre évolue de manière permanente et devient ainsi symbole de la dynamique du paysage et du débat, permettant ainsi d’inscrire une réflexion commune.


Mesure est une oeuvre évolutive basée sur la composition de l’eau analysée sur des lieux côtiers autour de la Méditerranée. Elle détourne les données des recherches en microbiologie en offrant un sens aux probabilités - de l’aléa aux risques. Le projet explore une piste de communication avec le public, à travers une oeuvre qui le touche directement dans ses sensations et son corps, plutôt qu’en faisant appel à ses capacités de raisonnement. Cette voie esthétique libère les émotions nécessaires à la perception de l’aléa, phénomène naturel exceptionnel et du risque dont les conséquences peuvent être catastrophiques. Le dispositif final prend la forme d’une installation interactive lumineuse, où les données brutes de différents types de biosenseurs sont transformées en forme émotionnellement perceptible par le regardeur.

Cette oeuvre est réalisée en collaboration avec le Laboratoire de Chimie Bactérienne du CNRS, qui est impliqué depuis 2006 dans le projet de détection et de dénombrement rapide des bactéries cultivables en milieu marin tout autour de la Méditerranée. Ce projet consiste à transposer les travaux fondamentaux du laboratoire vers une application en terme de détection bactériologique. Il ne s’agit pas simplement d’une détection des dangers bactériologiques, mais surtout d’une vraie étude de l’identité microbiologique du domaine aquatique, et des prévisions de la dynamique de ses changements.


Arctic Conquistadors utilise un programme interactif mis à jour en temps réel. L’ euvre examine la réappropriation économique que subit l’Océan Artique dont les régions sont constamment redessinées et redivisées par des entités gouvernementales et par des entreprises publiques ou privées. L’oeuvre se penche sur la façon dont est partagé le territoire par les grandes puissances géopolitiques et les entreprises en vertu de leur intérêt commun : la « conquête globale ». La question que pose ce travail est : « à qui appartient l’Arctique aujourd’hui ? ». Ce projet a été élaboré en partenariat avec le Département d’Économie et de Sciences Politiques de la Sorbonne, le Comité Consultatif Économique et Industriel de l’OCDE, le Secrétariat International de Barents en Norvège.


Set. Le mot russe сеть (set’) signifie à la fois « filet » et également « réseau ». En comparant un schéma de filet de pêcheurs et celui d’un réseau social, nous remarquons une série de similitudes. Le projet consiste à comparer ces deux dispositifs dans leur structure, ainsi que dans leur fonctionnement et à en déduire des pronostiques pour les nouveaux modes de fonctionnement de la « société connectée » dans le futur.

Parmi les projets futuristes, impliquant à la fois les filets et le réseau, nous retrouvons un projet de nettoyage des océans du plastique grâce à un dispositif interactif et piloté en ligne qui imite la structure des filets de pêche. Le plastique récupéré et mélangé avec des éléments de biosphère marine peut servir de métier premier pour la fabrication d’un nouveau type de carburant biologique dont le prototype à déjà été crée et breveté à l’Université du Caire.


Self-Organisation. L’artiste Olga Kisseleva a conçu ce projet en collaboration avec des chercheurs en chimie et nanosciences dans le but d’approfondir la recherche d’alternatives durables aux méthodes traditionnelles de production et de consommation du pétrole. Il est de notoriété publique qu’il ne reste à l’homme que quelques décennies pour profiter de cette ressource fossile qui se raréfie. Dans un monde cousu d’or noir comment envisager l’après énergétique? De nombreuses solutions de remplacement se développent aujourd’hui dans le domaine de l’énergie: le nucléaire, les gaz naturels, le solaire, l’éolien, l’hydrogène, l’éthanol... Mais l’industrie chimique, dont est issue la plupart des objets de consommation courante, également basée sur le pétrole, peine encore à trouver des ressources suffisantes et des résultats viables pour remplacer cette matière première unique. Une des pistes les plus encourageantes semble être celle ouverte par la nouvelle chimie du végétal. Cette dernière se base sur l’utilisation de produits dérivés de végétaux et/ou fabriqués par des micro-organismes dont certaines propriétés sont modifiées à une nano-échelle afin d’optimiser leurs qualités utilitaires.

La performance, projetée au CRAC sur deux écrans géants, représente une modélisation scientifique et artistique de ce monde post-pétrole. Olga Kisseleva utilise le langage de la danse moderne, associé aux capacités interactives des nouvelles technologies, pour engager le débat autour de ce thème énergétique crucial. Dans ce but, Self-Organisation met en scène trois groupes d’artistes, qui se mélangent au cours d’une chorégraphie savante d’une trentaine de minutes. Ils y interprètent un composé d’origine pétrochimique et un composé d’origine végétale, le mouvement dansé traduisant l’auto-assemblage des composés dans l’eau, plus particulièrement celui du remplacement du dérivé du pétrole par des produits d’origine végétale, et représentés à travers des modèles mathématiques.

La performance agit comme une métaphore de la prise de conscience globale et symbolise l’évolution de l’autogestion de la société moderne.

La performance traduit aussi le changement de qualité des relations humaines dans une société en mutation, qui donne de plus en plus de place aux femmes, et où grandit le rôle des responsabilités citoyennes. L’oeuvre est réalisée en collaboration avec Niki Baccile, chercheur au Collège de France et Stéphane Abel, chercheur au CEA et le CNC de Montpellier


Olga Kisseleva fait partie de cette première génération de la Perestroïka, qui a contribué à la chute du mur de Berlin et à lever le rideau de fer. Ses installations, ses photographies, ses vidéos et ses peintures traitent du mélange des cultures, de la mixité des langages, des nouvelles technologies, de la mouvance des rapports sociaux. Elle est fondatrice du laboratoire Art&Science, qui joue un rôle pionnier dans le domaine de la création contemporaine de recherche et de réflexion sur les formes de création émergentes.

Le monde du numérique des sciences, des nanotechnologies et des messages codés prend vie de façon palpable dans les oeuvres d’Olga Kisseleva. Objets étranges et dispositifs étonnants donnent corps aux installations de l’artiste et ne dévoilent leurs mystères qu’aux spectateurs curieux. Ils accèdent alors à un univers invisible, peuplé de chiffres, de nombres, de lignes de code, où le temps s’écoule et s’achète à une vitesse folle comme un bien de consommation coté en bourse. Les pièces d’Olga Kisseleva interrogent notre relation au monde dans une société hyperconnectée et consommatrice à l’excès.





  Olga Kisseleva, Sea View
  CRAC Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, Sète

  11.03 - 29.05.2016

Communiqué de presse


Le Centre Régional d’Art Contemporain de Sète consacre du 11 mars au 29 mai 2016 une exposition monographique à Olga Kisseleva, artiste franco-russe pionnière de l’art numérique.


Le projet SEA VIEW ne parle pas de vacances, ni d’un projet immobilier prestigieux. C’est un projet scientifique basé sur la collaboration que l’artiste-exploratrice mène avec les chercheurs au sein du CNRS et des ONG environnementales. À travers ses installations ultratechnologiques, l’artiste met en oeuvre les fonds marins selon trois méthodes résolument contemporaines : la data-visualisation, l’étude de la consommation, de ses conséquences et la préfiguration du futur. L’exposition se décline en plusieurs registres.












































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Gilles Aillaud  

Important







Marika Prévosto   


À

sandie hatem

 

  


 jul 1 à 2h10 PM  







Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent





En coproduction avec les Musées des beaux-arts de Rennes et de Saint-Rémy de Provence, cette rétrospective parrainée par la Fondation d’Entreprise Michelin est la première grande exposition consacrée à l’artiste depuis 10 ans. Une cinquantaine de tableaux provenant de grandes collections publiques et privées seront exposés au FRAC Auvergne.



























































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Exposition du 11 mars au 29 mai 2016. Centre régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, 26 quai Aspirant Herber – 34200 Sète. Tél. : +33 (0)4 67 74 94 37. Ouverture tous les jours sauf le mardi de 12h30 à 19h, samedi et dimanche de 14h à 19h.








 






Olga Kisseleva, Sea View, CRAC Sète

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