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Communiqué de presse


L’exposition Soft Spot de Jessica Lajard présentée à La Traverse, centre d’art d’Alfortville, fait suite à une résidence de création de deux mois soutenue par la Région Île-de-France.


L’influence indéniable d’une île. Jessica Lajard qui a passé son enfance sur l’île de la Barbade, longtemps demeurée sous domination de la culture britannique, abritant des forêts tropicales et des mangroves, affirme son influence sur son travail. Utilisant principalement la céramique, elle lui associe souvent des pans de tissu pour créer des ensembles très colorés à l’allure kitch ou pop art, évoquant de manière trompeuse mais attachante les cartes postales des pays tropicaux. Devant un tapis en patchwork représentant un flamboyant coucher de soleil sur la mer, la sculpture de marbre Love birds, présentée par l’artiste en 2014 au Salon de Montrouge, enlace deux doigts sur une hauteur de près de deux mètres, ondulant comme des palmiers. Mais à proximité, l’euphorie est tombée avec Hangover, faisant chavirer tous les éléments du décor estival sur l’armature d’un transat. Un crabe rouge isolé, en fait constitué de deux mains, semble se demander ce qu’il fait là. D’autres éléments de la culture britannique et de son confort figurent paisiblement dans le salon cosy baptisé Somewhere Where the Grass is Greener, agrémenté de succulentes en porcelaine, d’un chien potiche et d’un autre joli toutou à gueule de gland au poil brossé impeccablement blanc, endormi sur le divan. Les décors et accessoires de jardin chers à l’esprit anglais sont aussi allègrement convoqués dans un autre espace de l’exposition. La séduction, le mimétisme et la parade sont là partout de mise, niant l’authentique et l’esthétique convenue, truffant d’humour des pièces de facture irréprochable, souvent avec des matériaux nobles comme le marbre et les métaux forgés. Même les œufs au plat, alignés en série sur une étagère, transforment l’aliment en sculptures de bois adoptant toutes les formes géométriques possibles. Et les « fenêtres » en velours et bois - Inside inside out, Outside out et Outside inside out -, où se positionnent-elles donc? Tout est trompeur et jouissif ! Ainsi, dans Hangover, est indécelable au premier abord la variété des matériaux utilisés par l'artiste en regard de son apparente simplicité formelle : acier forgé, aluminium peint, peinture acrylique, velours, porcelaine et céramique émaillée.


























































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Gilles Aillaud  

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Marika Prévosto   


À

sandie hatem

 

  


 jul 1 à 2h10 PM  







Gilles Aillaud, Le silence sans heurt du présent





En coproduction avec les Musées des beaux-arts de Rennes et de Saint-Rémy de Provence, cette rétrospective parrainée par la Fondation d’Entreprise Michelin est la première grande exposition consacrée à l’artiste depuis 10 ans. Une cinquantaine de tableaux provenant de grandes collections publiques et privées seront exposés au FRAC Auvergne.



























































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Les pièces réalisées à Limoges. Deux salles de La Traverse sont consacrées à des ensembles très différents réalisées à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Limoges dans le cadre du Post-Diplôme Kaolin. Le premier est un ensemble indissociable intitulé The Seven Smokers, élaboré en 2014 et 2015. Les pièces, de dimensions variables, sont réalisées en porcelaine de Jingdezhen émaillée et en céramique émaillée. D’élégantes urnes au graphisme étrange, oscillant entre facture orientale et occidentale, sont dressées sur une table et associées aux tabous de notre quotidien sous la forme de cigarettes neuves et mégots de toutes tailles éparpillés sur le support ou plantés dans leur col, qui mettent en péril le raffinement du dispositif. En 2015 et 2016, Jessica Lajard a produit à Limoges les pièces de Eye Candy, en porcelaine biscuit et émaillée. « Lajard a réalisé une série de modules cylindriques une série de modules cylindriques décomposant le corps humain en deux unités complémentaires et presque identiques : la tête et le tronc. Leur similitude et leur principe d’emboîtement appellent l’imaginaire à étudier tout l’éventail de leurs combinaisons. On est en pleine réduction à des formulations géométriques et démultiplication infinie en série, dans l’esprit minimal. Ce parti pris esthétique se conjugue avec les origines industrielles de la porcelaine et sa blancheur. Eye candy, le titre de l’oeuvre, synthétise efficacement le raccourci de l’œil et du toucher qu’elle suggère. Les parties amovibles, des pointes de chantilly, obstruent les organes faciaux des robots et coiffent d’un gland crémeux le cylindre planté sur les modules-tronc. » (Marguerite Pilven, 22 mai 2016). Ces pointes de chantilly intègrent également d’autres pièces dans l’exposition. Mais partout, les jeux de l'artiste avec les matières se soumettent à des règles très définies.






  Jessica Lajard, Soft Spot
  La Traverse, centre d’art d’Alfortville

  07.06 - 02.07.2016

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2016. Tous droits réservés

Exposition du 7 juin au 2 juillet 2016. La Traverse Centre d’art contemporain, 9 rue Traversière – 94140 Alfortville. Tél.: 01 56 29 37 21. Ouverture le mercredi de 14h à 20h, du jeudi au samedi de 14h à 18h. Accès libre et gratuit.




 










Jessica Lajard, Soft Spot , La Traverse, centre d’art d’Alfortville