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Impressionné dès son plus jeune âge par la matière sonore et visuelle des installations portuaires de Dunkerque, Frédéric Le Junter bricole depuis presque trente ans des machines lui permettant de transposer sa perception du réel qui l’entoure. Ses machines à lumières jouent de mouvements hasardeux pour créer des images étranges et oniriques, des petits cinémas inattendus, accompagnés de pièces électro-acoustiques. Le travail de l’artiste est marqué par l’évocation de souvenirs d’émerveillement propres aux expériences de l’enfance reproduits grâce à d’ingénieux systèmes mécaniques et sonores.


Après avoir été présentées au LiFE, ancienne base sous-marine de Saint-Nazaire, les machines lumière investissent la grande nef de la halleB, dans la lignée des expositions-environnement créées in situ pour la Condition Publique depuis 2010 (l’Unité de Prodution Fongique en 2010; ZOOnomia et Les enfants de la nuit en 2011; Les esprits de la forêt en 2013). L’installation est composée de 24 machines et d’un dispositif de haut-parleurs diffusant les différentes pièces électro-acoustiques enregistrées. La fragilité des images projetées dialogue avec l’imposante architecture de l’ancienne halle de stockage.


À partir de petits objets et de matières du quotidien (filets, ressorts, film plastique, sable…), Frédéric Le Junter fabrique des machines qui imitent des jeux de lumières inattendus, observables dans la vie de tous les jours. Le résultat, projeté sur les murs ou les écrans, se donne à voir comme un paysage mouvant. À ces images, il associe des « masses sonores », enregistrées à partir d’instruments bricolés : trompes, orgues éoliens ou machines mécaniques, qui reproduisent la lenteur des sons perceptibles dans les espaces portuaires. À travers ces ambiances sonores et visuelles sont évoqués le cinéma américain des années 50 avec la lumière des phares d’une voiture qui passe à travers les stores, les lumières d’un jardin l’été, le flou, l’effacement, l’intimité, le recueillement.


Frédéric Le Junter élabore des machines sophistiquées dans un esprit "arte povera", pour produire un univers poétique où se mêlent ludique et exigence artistique.


« Le centre de mes préoccupations est le hasard en mouvement que j’expérimente depuis 1984 dans les machines sonores et depuis 2000 dans les machines à lumières. Je les conçois à partir de l’observation du hasard en mouvement, dans la lumière projetée dans les jardins, dans le mouvement de la lumière sur les nuages dans le ciel. Tout cela me fascine, c’est toujours la même chose et c’est toujours différent sans aucune synchronisation ».
Extrait d’un entretien de Frédéric Le Junter avec Frédéric Le Junter, Maison Salvan, 2009


  Frédéric Le Junter, Machines à lumière

  La Condition Publique, Roubaix

  08.02 - 23.03.2014

Communiqué de presse


De février à mars 2014, la Condition Publique accueille les machines lumière de Frédéric Le Junter. Figure majeure de l’art contemporain, bricoleur expérimental et sculpteur sonore, il vit et travaille dans la Région Nord - Pas de Calais.


































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Olga Kisseleva, Mondes sensibles, Cda  Enghien-les-Bains

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

Exposition du 8 février au 23 mars 2014. La Condition Publique, 14 place Faidherbe - 59100 Roubaix. Tél.: +33 (0)3 28 33 48 33. Ouverture du mercredi au dimanche de 14h à 18h.


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