Archives expositions personnelles France

Archives expositions personnelles (K-L)

  Christine Laquet, Parade bilatérale
  Galerie White Project, Paris

  07.06 - 11.07.2015

Communiqué de presse


Pour sa première exposition à la galerie White Project, Christine Laquet - artiste basée entre Nantes et New York - nous fait découvrir deux nouvelles séries de collages et de photographies, ainsi que des pièces récemment exposées au Frac des Pays de la Loire ou au Zamek Culture Center de Poznan, en Pologne.























































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Exposition du 7 juin au 11 juillet 2015. Interruption entre le 26 juin et le 4 juillet. Galerie White Project, 24 rue Saint-Claude - 75003 Paris. Ouverture du mardi au vendredi de 14h à 19h, le samedi de 11h à 19h et sur rendez-vous.






Christine Laquet, Parade bilatérale, Galerie White Project, Paris

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2015. Tous droits réservés

Par le choix de son titre d’exposition, Christine Laquet évoque une manifestation du burlesque. Une parade est énoncée, à laquelle elle appose l’adjectif bilatérale, un terme plutôt d’usage en politique. L’artiste engage ainsi une dialectique créative déterminée par une certaine symétrie.

Là où des accords plus ou moins égaux entre deux parties sont signés, un engagement mutuel est nécessaire. Pénétrant dans l’histoire profonde de la terre, à partir d’images des stratigraphies rocheuses et se référant à  ce temps appelé Anthropocène (1), l’artiste évoque le trouble de l’époque en cours et incite à renouveler les relations entre nature et culture. À l’instar de l’anthropologue Philippe Descola, elle entend dépasser cette position occidentale dualiste, en stipulant que la nature est elle-même une production sociale, et que les quatre modes d’identification (totémisme, animisme, analogisme et naturalisme) ont un fort référentiel commun.

(1) Le terme a été créé au, début des années 1980 par Eugène Stoermer. Il se référait aux données portant sur les effets à l’échelle terrestre des activités humaines. Le nom Anthropocène est employé lors des discours sur la globalisation en 2000 par Paul Crutzen, Prix Nobel et chimiste de l’atmosphère, pour proposer que la transformation causée par les activités humaines mérite de définir une nouvelle époque géologique, succédant à l’Holocène qui a commencé à la fin de la dernière glaciation, il y a environ 12 000 ans.